vendredi 28 septembre 2007

Cadeaux

Je le sais, ce n’est pas bien. Ce n’est pas bien de s’énerver au téléphone. Je le fais pourtant régulièrement, plusieurs fois par mois. Il va falloir absolument que je me contrôle et que je profite, à chaque nouvel appel, des cadeaux que j’ai gagnés, par tirage au sort ou par sélection directe. Mon attitude, négative et bougonne, face aux opératrices qui m’annoncent la bonne nouvelle, nous a déjà fait perdre cinq cuisines entièrement équipées, trois voyages en résidences clubs aux Baléares, quatre canapés en cuir haut de gamme, deux caisses de Bourgogne, des produits surgelés en pagaille, sans parler des nombreuses réductions offertes sur toute une série d’équipements pour la maison.
Du calme. Qu’on le dise à tous les Pères Noël, désormais j’accepte toutes ces offres à gogo. À gogo ?

mardi 25 septembre 2007

Tigre

Posséder un tigre du Bengale à la maison présente bien des avantages. Non seulement il est très tendance, lorsqu’il fait la sieste, devant la cheminée, mais il protège, aussi, le domicile, contre les visiteurs indésirables, cambrioleurs et autres monte-en-l'air, son rugissement, d’une portée de deux kilomètres, remplaçant, avec efficacité, sirène et alarme. Il permet à son maître de se balader, en le tenant en laisse, bien sûr, sans le risque d’être importuné, à chaque coin de rue, par quelques malfrats, truands ou voyous mal intentionnés. À vos côtés, un tigre du Bengale vous transforme illico en frimeur de première classe. Plus besoin de gym, de longues séances de musculation, le moindre avorton devient sûr de sa puissance, et peut parader, torse bombé, allure altière, sous les regards, mêlés de crainte, de respect et d’admiration, de ses voisins de trottoir. Vous devenez le roi du quartier. Bien entendu, vous avez suivi, au préalable, une formation, avec, à la clé, l’obtention d’une “autorisation de propriété et d’aptitude à la maîtrise d’un tigre du Bengale” délivrée par les administrations compétentes. Cela va de soi. Ben oui. Quand même.

Aquarelle envoyée, suite à la lecture de cet article,
par Martine Girard, illustratrice et amie de longue date.

Lien vers le site de Martine Girard

jeudi 20 septembre 2007

Noisettes

A tous les écureuils qui recherchent des provisions pour l’hiver, je signale que notre noisetier, au fond du jardin, a produit, cette année, un nombre impressionnant de fruits. Notre consommation personnelle se limitant au grignotage de quelques noisettes par jour (un peu plus les soirs d’apéritif), nous invitons les Sciurus vulgaris, les bruns, les roux, d’ici ou d’ailleurs, installés de longue date ou fraîchement arrivés, à venir, en famille, se servir à volonté.
Faites passer l’info, s’il-vous-plaît.

Oléron

Quelques images d'Oléron à partager.






mercredi 19 septembre 2007

Eglade

Nous avons passé un grand week-end sur l’île d’Oléron, à l’invitation de nos amis Jocelyne et Guy dans leur jolie petite maison de Grand-village. Ce fut l’occasion de découvrir, pour nous, outre les immenses plages de sable, les dunes, la forêt, les nombreuses pistes cyclables et les petits ports de pêche, une spécialité régionale dont nous conservons encore le souvenir intact.
L’églade est une manière de préparer les moules tout à fait rigolote et inattendue. Les bébêtes sont disposées sur une planche de bois, à touche-touche, selon un schéma très précis, que seuls des “égladiers” aguerris et expérimentés peuvent réaliser. L’ensemble est ensuite recouvert d’aiguilles de pins séchées que l’on enflamme. Dix minutes plus tard on déguste. Une merveille. Un fumet incomparable. Un délice. Et le petit blanc du pays n’est pas mal non plus. En sortant du caboulot, sur le port des Salines, nous nous sommes promis d’y retourner un jour. Pour nous régaler à nouveau, et pour faire la bise à Patricia, la patronne.


mardi 11 septembre 2007

La palourde et le requin

Une étude, publiée récemment, signale que la surpêche des gros requins menace la survie des palourdes et des coquilles Saint-Jacques. Les gros requins se nourrissent de raies qui, elles, engloutissent des tonnes de palourdes. Si l'on supprime les premiers, les raies prolifèrent et les coquillages disparaîssent. Autrement dit, pour que les petits soient protégés, il faut que les gros s'empiffrent. Pour que les uns survivent les autres doivent rouler carrosse. La vie n'est pas simple au fond de l'eau. Au fond de l'eau ?