jeudi 31 mai 2007

Numérique

Les adeptes du « cheese » et du « ouistiti » le savent bien, il leur faut sourire lorsqu'ils sont photographiés. C'est comme ça. C'est la règle. Ce ne fut pas toujours le cas. Il est curieux de constater, sur de vieux clichés, que nos aieux, lorsqu'ils prenaient la pose, adoptaient toujours une position sévère, le buste droit, le regard fixe vers l'objectif. Pas la moindre risette. Pas le plus petit rictus. On les dirait fait de cire. Sourire de commande d'un côté, attitude stricte et figée de l'autre, dans les deux cas la représentation photographique est convenue, factice, truquée. Je préfère, et de beaucoup, les prises de vues sans préparation aucune, animées, natures, improvisées, volées. Les appareils photos numériques, qui autorisent une quantité innombrable de « clic-clac », permettent, aujourd'hui, de mitrailler tous azimuts, sans crainte de gâcher la pellicule d'antan. Profitons-en.


vendredi 25 mai 2007

Provence d'azur

Nous avons retrouvé, avec plaisir, le soleil de Sanary, la mer et les bateaux. De ces quelques jours passés dans le Var, voici des images à partager.






vendredi 20 avril 2007

Le paon, la colombe, et le vétérinaire

Depuis plus de dix ans je me fais couper les cheveux dans le même salon de coiffure. C'est, au hasard des rendez-vous, soit une petite Julie, soit une jolie Céline, qui officie. Il y a quelques temps, Julie me demande si l'heure d'été a une influence sur le comportement des animaux. Drôle de question. Les derniers potins, les futures vacances, la météo, font d'habitude partie des sujets incontournables dans ce genre de circonstances. Mais le décalage horaire chez les bébêtes, jamais. « Vous êtes bien vétérinaire » dit Julie. « Vétérinaire ? Pas du tout. Je suis graphiste ». Ma révélation ne semble la convaincre qu'à moitié. « J'étais sûr que vous l'étiez » dit-elle, « d'ailleurs, on vous appelle, depuis toujours, ainsi, au salon ». Fichtre. J'aurais préféré que l'on me prenne pour un acteur célèbre, un romancier connu, un sportif de haut niveau, que sais-je. Mais non. Vétérinaire.
Depuis ce jour, j'ai remarqué que les oiseaux du jardin me regardent curieusement, que le chat de la voisine se sent en sécurité chez nous, que les chiens, croisés dans la rue, me saluent avec respect. Même l'orang-outang du Jardin des plantes, à qui nous avons rendu visite, avec ma petite cousine, la semaine dernière, semblait vouloir me parler.
En ces temps de choix ne nous fions pas aux apparences. Entre le paon, fier et orgueilleux, qui fait le beau, et la colombe, j'opte pour cette dernière. Elle est plus vraie. Et je m'y connais, parole de véto.

lundi 16 avril 2007

Le perturbateur

Avec le temps radieux de ces derniers jours les oiseaux s'en donnent à cœur joie. Merles et merlettes, rouges-gorges, pies, moineaux, mésanges, tous ont réinvesti le jardin. Celui-ci leur sert de cour de récréation, de terrain de chasse, de garde-manger et de logement. Tout ce petit monde va, vient, s'agite, se course à qui mieux mieux, jusqu'à la tombée du jour. Vient alors le moment du concert quotidien. Avec entr'acte. En effet, vers vingt-heures, débute une orchestration, parfaitement réglée, où les « tii-tiiit », les « tiou-tiouut » et les « wiii » s'organisent avec harmonie. Vingt-heures trente : la pause. Plus un bruit. La joyeuse troupe en profite, sans doute, pour se désaltérer dans les petites flaques d'eau, au pieds des buissons, restes éphémères de l'arrosage de fin de journée. Vingt-et-une heures, deuxième partie. Le final. Plus fort, plus haut, place aux ténors ! Dix minutes de folie avant le repos nocturne. Nous avons repéré, dans l'orchestre, un trouble-fête, difficile à identifier. Un envoyé d'une troupe rivale qui se mèle, incognito, à celle de notre jardin pour semer la zizanie, c'est certain : Il chante faux ! Faux vous dis-je, il chante faux ! C'est lui qui couaque, profitant du moindre temps mort, de la moindre respiration musicale, pour émettre d'affreux « tooot » grossiers et vulgaires, indignes d'une symphonie de jardin. Connaissez-vous le moyen de faire taire ce perturbateur ? C'est urgent.

mardi 10 avril 2007

Sondages

Tous les instituts de sondage corrigent les données brutes recueillies avant d'en publier les résultats. Ils interprètent, comparent, minimisent ou gonflent, selon des critères mystérieux qui leur appartiennent, et dont ils gardent jalousement le secret. C'est ce qui fait la différence, si je comprends bien, entre les réponses des différents organismes à partir de bases identiques. Les instituts n'interviennent qu'avant une élection. Heureusement ! Imaginons qu'ils le fassent après : ils pourraient alors décréter que nos votes ne représentent pas la réalité, et qu'en « données corrigées » le résultat est tout autre. Nous avons dit blanc, mais c'est noir. C'est comme ça.
Pour savoir ce que Renelle souhaite pour son anniversaire, j'ai fait un sondage. Résultat brut : un bijou. En donnée corrigée (par moi) : un bisou.
Je plaisante, Renelle, je plaisante.

jeudi 5 avril 2007

La moustache d'Hercule Poirot

Nous regardons souvent les enquêtes d’Hercule Poirot, tirées des romans d’Agatha Christie, sur TMC. Les décors rétros, les costumes d'hier, le dialogue ampoulé et désuet, tout contribue à l’atmosphère très mondaine et feutrée de la série. David Suchet, le comédien qui joue le rôle du célèbre détective, correspond tout à fait, à mon avis, au personnage créé par la vieille dame anglaise. Tout serait parfait donc, mais un problème me turlupine. Dans ce genre de film, le moindre détail a son importance. Pourquoi Hercule Poirot n’a-t-il pas la même moustache à chaque épisode ? Veut-il, par ce biais, nous égarer, attirer notre attention sur son ornement pilifère, nous obligeant du même coup à négliger d'autres indices, pour que l’on ne trouve pas le coupable ? Il est fort, Poirot. Très fort.


mardi 3 avril 2007

Les épaules de Daniela

J’aime beaucoup les épaules de Daniela Lumbroso. Elles sont rondes, équilibrées, aux galbes parfaits. Et dorées comme des brioches. Je les suppose douces et veloutées. La détentrice de ces splendeurs vient de publier chez Plon : Françoise Dolto. La vie d'une femme libre., une biographie de la célèbre psychanalyste. Et de se faire étriller par Caroline Eliacheff, pédopsychiatre et psychanalyste elle aussi, dans le Nouvel Observateur. L'ouvrage est démoli. Un véritable massacre. Les épaules de Daniela seront-elles assez solides pour supporter de si lourdes critiques ?


vendredi 30 mars 2007

Solé

J'espère que, comme je le fais, vous ne ratez jamais le billet de Robert Solé, écrivain et journaliste, dans Le Monde. Courts, vifs, acérés, pleins d'esprit, ces textes sont de petites merveilles. Quelques secondes à savourer avant la lecture du journal.


Lien vers le site de Robert Solé.
Lien vers "Le Monde".

mercredi 28 mars 2007

Dodo

C'est, aujourd'hui, la 7ème journée nationale du sommeil.

Lu, ce matin, sur le site du Nouvel Obs. :

La dernière enquête TNS Healthcare, réalisée pour l'Institut national du sommeil et de la vigilance, révèle que les Français dorment, en moyenne, 1h30 de moins qu'il y a 50 ans. Le gouvernement a présenté, en janvier dernier, un programme d'actions. Il prévoit de consacrer 6 millions d'euros en 2007 à l'information et la formation sur le sommeil, 500.000 euros au développement de centres du sommeil, et 400.000 à 600.000 euros à la recherche. Prochainement, l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé lancera aussi une campagne de sensibilisation sur le thème « dormir plus en France ».

Nos dirigeants veulent donc nous endormir. En ces temps de campagne électorale, je propose tout le contraire : être le plus éveillé possible. Non mais !


Lien vers le site du Nouvel Obs.

Les gants de Renelle

Renelle porte des gants. Souvent. Elle ne les enfile pratiquement jamais. Ou alors rarement. Ou quant il fait très froid. Non, elle les porte à la main, poing serré. C'est un « accessoire » dit-elle. Deux fois par semaine, régulièrement, depuis des années, Renelle dit : « J'ai perdu mes gants ». Naturellement. Comme une évidence, d'une voix neutre et posée. Il arrive que ce soit vrai. Cependant, neuf fois sur dix, ce n'est qu'une fausse alerte. Par expérience, nous connaissons, maintenant, les endroits où les retrouver. Un grand classique : la petite zone de la pente de garage juste devant la portière de la voiture, qui représente le lieu d'égarement le plus souvent utilisé. Une variante consiste à les repérer sous le véhicule. Dans ce cas, habituellement, il pleut. Le caniveau, devant la maison est également bien coté. Les stations d'essence bénéficient d'une belle notoriété, tout comme les restaurants, véritables pièges à gants, c'est bien connu. L'on pourrait citer également les amis, qui appellent, le lendemain de la soirée passée chez eux, pour signaler l'oubli. Tout cela est parfaitement maîtrisé et le « J'ai perdu mes gants » ne me perturbe que dans un seul cas de figure, bien plus fâcheux : la disparition des précieux accessoires au sein même de la maison. En général nous ne les retrouvons jamais. Jamais.

lundi 26 mars 2007

Ourlets

Pour toute personne normalement constituée, sachant lire, écrire, et compter, ne souffrant, par ailleurs, d'aucune phobie couturière, faire les ourlets de pantalons représente le summum de la difficulté domestique. Faire le ménage et la cuisine, s'occuper du jardin, bricoler, laver, repasser, tout cela est aisé et se maîtrise sans peine, avec un peu d'expérience. Ourler non. Prendre la mesure exacte, déterminer l'endroit précis où se fera le pli au bas du vêtement, et ce, pour chaque jambe, relève de calculs informatiques des plus alambiqués. Sans parler de la conséquence inévitable, régulière, sans échappatoire : la scène de ménage. Dans un couple, pour comptabiliser les disputes, c'est simple, il suffit de compter les pantalons. Cela débute par de petites phrases anodines : « C'est trop long; c'est trop court; ne bouge pas; tiens-toi droit. », phrases annonciatrices du conflit inter-conjoints. Bien entendu, et comme toujours, cela se termine chez la petite couturière du coin qui, d'un geste vif, pique une seule épingle dans l'étoffe. Le lendemain, le pantalon est prêt. Longueur impeccable des deux côtés, équilibre parfait, fils invisibles, petits renforts internes. Et avec revers, s'il-vous-plaît. Comment fait-elle ?


Le phrasé du cafetier

Il est, dans Paris, boulevard Raspail, un patron de bistrot tout à fait rigolo. À l'heure du coup de feu, suite à la demande d'un simple sandwich au jambon à emporter, il faut l'entendre hurler la commande à son commis, en cuisine : « Et un Paris-beurre export non-encornichonné, un ! ». Du grand art.


vendredi 23 mars 2007

Le profil de Néfertiti

Epouse d'Akhénaton, Néfertiti était d'une beauté légendaire. On dit que, dans le couple royal (!), elle exerçait un pouvoir considérable. Présente à toutes les manifestations et cérémonies, on la voit souvent représentée, sur des fresques et des bas-reliefs, en train de se montrer à la foule. Elle eut une énorme influence dans tous les domaines et fut à l'origine de grandes et nombreuses réformes. L'on raconte même qu'elle occupa la place de grande prêtresse du culte d'Aton, poste habituellement réservé, jusque là, au souverain.
Alors, ce profil ?


Buste de Néfertiti.
Musée égyptien de Berlin.

jeudi 22 mars 2007

Bleu

Bleu. Bleue comme l'eau. La mer. Bleus comme l'espace, le calme, la sérénité. Bleues comme les toiles de Folon. Bleus comme, quelquefois, les yeux de Renelle, par temps clair. Bleu comme un lagon, aux Antilles. Bleue comme la couleur des vacances. Bleue comme la mésange du jardin. Bleu comme le ciel d'Egypte. Bleus comme les volets de Provence. Bleus comme les collages de Matisse. Bleue comme la lavande. Bleus comme des motifs de céramique chinoise. Bleu clair, bleu azur, bleu de Prusse, bleu marine. Bleu-vert, bleu-gris, bleu-bleu. Bleu de toutes les couleurs. Bleu.


(Œuvre de Niki de Saint-Phalle).

mardi 20 mars 2007

Francophonie

Aujourd’hui, mardi 20 mars : Journée internationale de la Francophonie. Connaissez-vous cette pub qui passe régulièrement, ces temps-ci, à la télé ? Elle vante les mérites d’un organisme qui vous permet, en suivant ses cours, de maîtriser rapidement l’anglais et donc de vous offrir un atout supplémentaire pour votre vie professionnelle. Vient, ensuite, le témoignage d’une jeune fille qui confirme que, grâce à cette formation, la langue de nos amis britanniques n’a plus de secret pour elle. Et de citer le nom de la socièté bienfaitrice, qui se termine par « institute ».
Seulement voilà : elle prononce « tût » et non « tiout ». Problème. Le son « u » n’existe pas en anglais. Soit la personne n’est pas bilingue, et la démonstration tombe à plat, soit c’est fait exprès, et là, c’est très fort : l’école vous enseigne l’anglais mais vous oblige à garder votre accent d’origine pour conserver votre personnalité francophone. Chapeau !


Météo


Lorsque je regarde un bulletin météo, à la télé, je souhaite savoir si, le lendemain, il fera beau ou pas beau, s’il y aura du vent, de la pluie ou de la neige et quelles sont les températures prévues. De ces informations dépendra la prise de parapluie, de pull, voire de manteau, ou, au contraire, le choix d’une tenue légère. Or, c’est bien plus compliqué que cela.
Pour commencer, nous avons droit au temps qu’il a fait le jour même. Dans le cas où nous aurions oublié notre imperméable ou notre Kway à la maison, et que l’on soit rentré trempé, il nous est rappelé qu’il a plu. Merci beaucoup. Ensuite, à la vitesse de l’éclair, les présentateurs (trices) de la météo - qui ont le débit le plus rapide du PAF, on jurerait qu’ils (elles) s’expriment en sténo - nous parlent de pression atmosphérique et d’hechtopascal, devant des courbes bizarres qui ressemblent à celles des sondages pour la présidentielle. S'affiche ensuite la fameuse carte, avec soleil ou nuages. Comme nous n’avons rien compris au schéma précédent, on nous accorde, cette fois-ci, une explication précise : rond jaune égale beau temps, zone sombre égale pas beau temps. Enfin, les chiffres des températures signalent qu'il fera vingt degrés à Toulouse et quinze à Annecy, à nous qui comptons passer le week-end chez Tatie, dans le Limousin.
Je pense, avec nostalgie, au regretté Albert Simon qui, avant de connaitre la gloire sur Europe 1, était chargé du bulletin météo à Radio Le Caire. Il annonçait simplement, tous les matins, sûr de ne pas se tromper : « Beau temps sur toute la région ».

samedi 17 mars 2007

Le vin au restaurant

Au restaurant, donner son accord sur la qualité du vin choisi est toujours un moment délicat. Les quelques secondes passées à juger la valeur de la boisson en bouche, sous le regard du serveur bras tendu et bouteille à la main, semblent une éternité. Quatre-vingt-dix neuf fois sur cent, une fois la gorgée avalée, c’est d’un petit mouvement de tête discret que l’on signifie son aval, avec, toutefois, quelques variantes.
Dans un établissement réputé, avec sommelier et tout et tout, il va de soi, que, à priori, le vin est de haute cuvée. L’accord se donnera alors avec une légère crispation des lèvres et double hochement du menton, signes convenus de l’œnologue averti. Ailleurs, à une bonne table, le Bordeaux à la belle couleur, le Bourgogne ou la bouteille de Bandol, se verront décerner, mais cette fois avec un sourire complice de parfait connaisseur, le satisfecit de rigueur. Devant le petit vin de propriété, dans le restaurant de quartier, à moins d’une affreuse piquette, on acquiesce sobrement. Il ne s’agit, certes, pas de Romanée Conti, mais nous ne sommes pas, non plus, dans une maison étoilée. Dans ce cas, surtout pas de grand jeu, un simple « OK » rapide fait l’affaire.
Quoi qu’il en soit, si l’attitude diffère quelque peu, l’appréciation, régulièrement positive, est toujours factice. La seule fois où l’on aimerait bien donner un véritable avis, avant que tous les verres ne soient remplis, c’est sur le vin en pichet ou en carafe, modeste, anonyme, sans grade, à l’origine inconnue, celui du petit resto du coin. Mais là, on ne nous le propose jamais. Pas un mot. Nom d’un tonneau !


vendredi 16 mars 2007

Allo ?

Aujourd’hui, sur tous les téléphones, mobiles ou fixes, nous savons qui nous appelle avant même de prendre la communication. Grâce à « l’identifiant », le numéro, et même le nom de notre correspondant s’il est en mémoire, s’affichent et nous permettent, ainsi, d’anticiper l'accueil.
Fini le « ah, c’est toi ! » dès la reconnaissance de la voix familière, ou le « C'est qui ? » face au allo inconnu. C’est un peu comme jeter un œil à l'éventuel judas de sa porte d’entrée à chaque coup de sonnette, avant d’ouvrir. Est-ce un plus ? L’attente de la découverte ne procure-t-elle pas cet agréable léger frisson à chaque appel ? Vaut-il mieux voir inscrit sur l’emballage d’un paquet, colis ou cadeau, son contenu, au lieu de prendre le temps de la surprise ? Je ne sais pas. Cela dit, je l'avoue, tous nos téléphones sont programmés avec identifiants. Je le regrette, parfois.


mardi 13 mars 2007

Escapade à l'ouest

Nous ne connaissions pas le golfe du Morbihan. C’est fait. Nos amis, Françoise et Richard, nous ont fait découvrir, ce week-end, la région de Vannes et d’Arradon sous un soleil presque provençal. Voici quelques images pour apprécier, comme nous l’avons fait, les couleurs et la belle lumière bretonnes.





vendredi 2 mars 2007

Le chat de la voisine

Le chat de la voisine aime beaucoup notre paillasson. Il y fait la sieste tous les jours. Une fois la pause terminée, il fait pipi, et davantage, aux pieds de nos thuyas. Nos avons beau lui expliquer que sa maîtresse, elle aussi, possède de jolis buissons devant sa maison et un très beau paillasson, il ne veut rien entendre, c’est le nôtre qu’il préfère. La couleur peut-être, ou bien la texture, ou encore l’orientation. Ou alors, il nous trouve sympathiques. L’adresse doit être bonne : il y invite quelques fois ses copains. Nous faisons notre possible pour ne pas le déranger, en l’enjambant délicatement. Reconnaissant, il nous gratifie d’une paupière soulevée et, les jours de bonne humeur, d’un petit miaou discret. Le chat de la voisine aime beaucoup notre paillasson. Et ça nous embête. Chaperlipopette !

jeudi 1 mars 2007

Turlututu

Depuis quelques temps, il est devenu très tendance de ne plus se vouvoyer. C’est la mode du tu. Dans les entreprises, avec les personnes que l’on rencontre pour la première fois, avec les amis d’amis, entre générations, sur internet, sur les plateaux de télévision, en soirée, partout. Tu tut ! Le tu nouveau est arrivé. Fini le vous, empesé, distant, protocolaire. Vive le tu, amical, joyeux, proche. Désormais, on ne prend plus de rendez-vous, mais des rendez-tu. Le saviez-tu ?

mercredi 28 février 2007

Heure des thés

Renelle est une grande buveuse de thé. Elle en boit en permanence, au travail, en réunion, à la maison, le matin, l’après-midi, tout le temps. Sans oublier notre traditionnelle pause du samedi, à dix-sept heures, avec de petits gâteaux. La priver de son infusion préférée serait comme la priver d’air. Elle lui est indispensable. Pour Renelle, l’heure des thés dure toute l’année. Elle l’aime sans sucre, parfumé, aux écorces d’agrumes, à la bergamote, à la fleur de jasmin, au caramel, et à mille autres senteurs. Je le préfère nature, toujours dans une tasse à l’intérieur blanc, pour en apprécier la transparence, les couleurs, du blond à l’ocre jaune ou rouge, variétés infinies de nuances, en fonction de son origine, j’allais dire de son « cru ». Tout comme le vin. Le thé constitue la première boisson consommée sur la planète, après l’eau. Les populations de tous les continents connaissent ses vertus thérapeutiques et stimulantes, et c’est un véritable rite dans certaines régions. Nous avons été surpris et amusés, lors de notre voyage en Chine, de voir la foule, innombrable, se déplacer dans les rues de Pékin, Shanghaï ou Canton, un bocal contenant la précieuse boisson à la main, et en avaler, régulièrement, une gorgée. Du chauffeur de car au marchand ambulant, en passant par la vieille dame à chapeau fleuri sur son vélo, tous, tous buvaient du thé. Dans le Maghreb et au Moyen-Orient, il se boit fort, très sucré. Les anglais l’aiment avec un nuage de lait, les japonais en font un véritable cérémonial, au Sri-Lanka ou en Inde, c’est la boisson nationale. De nombreux ouvrages et études lui sont consacrés. Et partout, dans le monde, il existe des clubs, des confréries, consacrés au thé.

mardi 27 février 2007

Alemany

Nous avons découvert le beau travail d'Arnau Alemany, peintre espagnol contemporain, lors de la visite d'une exposition collective, dans le Midi, il y a quelques temps. Je viens de le retrouver, par hasard, sur le web. Courez vite voir le site, son œuvre vaut de s'y attarder un peu.



Lien vers "Arnau Alemany"

Lifeboat

J’ai revu, hier, pour la énième fois, Lifeboat. Ce film de 1944, en noir et blanc, l’un des moins connus d’Alfred Hitchcock, est pourtant une petite merveille de construction dramatique. L’action se passe exclusivement sur un radeau de sauvetage, en pleine mer. Au cours de la seconde guerre mondiale, un navire anglais est coulé par un sous-marin allemand. Huit rescapés se retrouvent dans l’embarcation, bientôt rejoints par un neuvième dont l’identité ne tarde pas à être connue et à poser problème à l’ensemble du groupe. Adapté d’une nouvelle de John Steinbeck, le scénario multiplie les rebondissements pendant une heure et demie de suspense. Bien que connaissant parfaitement la chute de l’histoire, c’est toujours avec régal que je revoie ce film. La virtuosité de la mise en scène, la fine analyse des comportements, le jeu des acteurs, le défi du cinéaste, qui réussit une sorte de « huis clos » en plein océan, tout cela contribue à faire de Lifeboat un moment fort de cinéma.

lundi 26 février 2007

Crayon

J’aime écrire avec un crayon. J’en possède des dizaines, bien taillés, prêts à courir sur la feuille blanche. Les traces de la mine laissées sur le papier sont fragiles puisque effaçables. Les textes n’ont ainsi que plus de valeur. Mais curieusement, l’usage de la gomme m’est inconnu. En cas de besoin, je raye, je rature, je gribouille. Le crayon permet, au-delà des mots, d’exprimer la force des idées, ou, au contraire, leur vulnérabilité. À travers l’outil, on devine la main qui appuie, qui écrase, qui se crispe. D’autres fois, l’instrument effleure délicatement le support, dépose comme une caresse. Par la pression des doigts, les signes sont, quelques fois, noirs, gras, pesants. Ils peuvent aussi être aériens, légers, presque transparents. Le crayon fait parler l’écriture. Avec lui, les mots hurlent ou chuchotent, déclament ou confient un secret. Comme pour un dessin, pour un croquis, la ligne est vivante. J’aime écrire avec un crayon.


samedi 24 février 2007

Claudel

Paru en 2000 chez un autre éditeur, Quelques-uns des cent regrets, le roman de Philippe Claudel, vient d’être réédité chez Stock, dans la collection bleue. C’est toujours avec appétit et impatience que l’on pénètre dans l’univers de cet auteur. La langue est belle, riche, la construction du récit, solide, charpentée, sans faille. Après la découverte du somptueux Les âmes grises, après La Petite Fille de Monsieur Linh, après la très amusante récréation qu’est Le monde sans les enfants et autres histoires (avec les superbes illustrations de Pierre Koppe), ce fût, une fois encore, un bon moment passé avec les mots.


Philippe Claudel. Quelques-uns des cent regrets. Editions Stock.

vendredi 23 février 2007

Renelle sur scène

Renelle fait partie, depuis de nombreuses années, de la troupe de l’Atelier-Théâtre d’Hachette-Livre, dirigée par Pascale Cousteix. Elle a joué dans Cabaret furieux de Christian Rullier en 2000, dans Quisaitout et Grobêta de Coline Serreau en 2001, dans l’Atelier de Jean-Claude Grimbert en 2002. En 2003 ce fût Palace de Jean-Michel Ribes, Les pas perdus de Denise Bonal en 2005, et, en 2006, toujours de Denise Bonal, Turbulences et petits détails.
Deux représentations ont lieu tous les ans, à Moisson, tout d'abord, dans les Yvelines, puis au Théâtre Maurice Ravel, dans le douzième arrondissement à Paris.

Voici des photos de la vidéo du spectacle - des extraits de trois pièces de Copi - joué en juin 2004. (Un grand merci, au passage, à Guy Gibert et à sa caméra). Cette année, ce sera du Tchékhov. On en reparlera le moment venu.








Toupies

Nous avons rapporté, Renelle et moi, d’un voyage sur l’île de Bornéo il y a quelques années, ces toupies en bois, on ne peut plus simples, et qui fonctionnent à merveille. Une seule impulsion avec deux doigts et l’objet tourne sur lui-même pendant de longues minutes. C’est chez les Ibans, tribu qui vit au cœur de la jungle, dans « les long-houses » que nous les avons dénichées. Comment font-ils pour trouver la juste balance, le parfait équilibre entre l’axe et le corps ? Mystère. Un secret sans doute transmis de générations en générations et qui perdure. Face à Bornéo, en Malaisie continentale, la toupie, (gasing), est un sport national réservé aux adultes. Il se joue en équipes, partout dans les rues de Kuala Lumpur ou d’ailleurs (avec des objets pouvant peser jusqu’à sept kilos !), le but du jeu étant de déloger la toupie adverse.




Quelques toupies d'un peu partout,
et de toutes les époques, glanées sur le web :


dimanche 18 février 2007

Floraison

Grande nouvelle ! Le première fleur de crocus s'est épanouie cette semaine devant la maison. Il fait beau. C'est le printemps. (Enfin, presque.)

vendredi 16 février 2007

Cités du monde

Je vous propose aujourd'hui d'aller visiter un très beau site que j'ai découvert récemment, avec des textes, des images, de la vidéo, de la musique... : "Cités du monde". C'est très bien fait et plein d'informations. Une fois sur le site, en cliquant sur destinations, vous découvrirez les grandes villes du monde sous tous les aspects. Bon voyage !


Lien vers "Cités du monde"

jeudi 15 février 2007

Expos à la Villa Tamaris

En décembre dernier, la Villa Tamaris, à la Seyne-sur-mer dans le Var, présentait deux superbes expos. Nous y sommes allés faire un tour. Tout d'abord des œuvres d'Antoni Taulé, pleines d'ombres et de lumière, de silence et de vide. Le calme des lieux accompagne magnifiquement les toiles de ce peintre hyperréaliste.







Viennent, ensuite, les travaux de Jean-François Bory. Peintre, poète, graphiste et sculpteur, l'artiste joue avec les mots, avec la lettre, avec le signe. L'œuvre est à la fois déroutante et rassurante. On la déchiffre et la démèle petit à petit.




Lien vers le site de la Villa Tamaris

samedi 10 février 2007

Monsieur Robludin

Monsieur Robludin
Ne mange jamais de pain
Mais il aime le raisin
Et les courgettes au gratin.

(À suivre...)

Monsieur Robludin ne souhaitant pas vous présenter ses copains, ils resteront bien au chaud dans leur dossier. À moins que... (À bon éditeur...)

Sanary

Sanary-sur-mer est un village de la côte provençale, situé entre Marseille et Toulon, près de Bandol, et que nous aimons bien. Voici quelques images pour se sentir toujours en vacances. (Cliquez sur chaque élément pour l'agrandir).

Ces photos sont libres de droits. Merci, toutefois, de ne pas oublier la mention : "Photo Y.S" et de me signaler toute utilisation.









Lien vers le site officiel de Sanary