vendredi 27 février 2009

Brocante

De bons amis à nous font, une à deux fois par an, les brocantes. Ils profitent de ces occasions pour vider garage et placards et se débarrasser de trésors inutiles contre quelques billets. La tradition veut que la recette soit dépensée, le soir même, dans un petit resto du coin, face à une andouillette-frites accompagnée d’un petit vin de pays bien frais.
Monsieur Pierre Bergé a eu la même idée. La vente des objets de son grenier a rapporté, nous dit-on, 373,5 millions d’euros, lors de sa brocante, ces derniers jours. Grosso modo, cela represente la valeur de près de 19 millions d’andouillettes grillées à point et de frites dorées et croustillantes, soit plus de cinquante siècles de repas quotidiens, années bisextilles, dimanche et jours fériés inclus. Mazette !


mercredi 1 octobre 2008

Perturbation planétaire

Le monde entier se pose la question. Cela va-t-il durer, ou bien s’agit-il d’une simple crise passagère ? Être confiant disent les gazettes, ne pas s’affoler, ne pas s’exposer. Pas de panique. Du calme. Du sang-froid. Bon. En attendant, chacun essaie de se protéger comme il peut. C’est facile pour ceux qui sont sous couvert de parapluies haute sécurité, bien dorés. Mais pour les autres, pour ceux qui n’ont rien vu venir ? Les petits, les sans grades, les vous et moi ? Que faire ? Ils pensaient, ces communs des mortels, que, jusqu’à la fin des temps, jamais, au grand jamais, pareille perturbation ne serait possible. Et pourtant, si :
Mesdames, Messieurs, il neige sur la planète Mars.



"De la neige tombant des nuages au-dessus de la planète Mars a été détectée par la station météorologique canadienne installée sur la sonde Phoenix, de la NASA." (Source: Radio-Canada. 30/9/08).

vendredi 20 juin 2008

Méduses en villégiature

Il est du dernier cri, pour la Pelagia noctiluca et ses copines, de passer ses vacances au bord de la méditerranée. Le littoral varois est très tendance, cette année, pour toute méduse digne de ce nom et un tant soit peu “people”. Les méduses ne craignent pas, entre elles, la promiscuité, et paradent, à fleur de mer, par centaines, fières sous leurs ombrelles en dentelles. Tout cela est très chic, très mode. L’eau est chaude, il fait beau. C’est parfait.
Seulement, voilà : 2008 est une année à touristes. Toutes les gazettes, tous les médias, en parlent et lancent un cri d’alarme : la côte est envahie par des milliers de corps visqueux, recouverts d’huile, de crème, et d’onguents de toutes sortes. Ces visiteurs indésirables sont attirés, comme par un aimant, par l’eau, dans laquelle ils se plongent régulièrement, tout au long de la journée, perturbant ainsi la baignade de nos tranquilles estivantes aux fines et jolies tentacules : C’est la panique chez les Pelagia qui voient leurs vacances gâchées.
Que font les autorités ? Ne pourrait-on pas dévier le flot des intrus en maillots de bain vers des zones dédiées pour les empêcher de nuire ? Créer des sortes de bassins isolés sur pilotis et qui leur seront réservés ? Ou bien encore obliger ces parasites ambrés à utiliser des radeaux pour ne pas gêner les méduses ? C’est un réel problème qui, s’il n’est pas résolu au plus vite, finira par éloigner nos starlettes translucides de nos stations balnéaires. Elles iront passer leurs vacances ailleurs, c'est sûr. Réagissons avant qu’il ne soit trop tard !

lundi 3 mars 2008

Pubs

Catastrophe ! Il est question, paraît-il, de supprimer la pub sur la télévision publique. Nos décideurs veulent nous priver de ces minutes de pause, indispensables à tout téléspectateur de base. Les rois de la télécommande ne pourront plus profiter de ces instants bénis pour zapper tous azimuts sur les autres chaînes. Monsieur devra aller lui-même chercher la canette de bière ou le yaourt, mission d'ordinaire dévolue, comme il se doit dans tous les couples, à Madame, pendant le temps de Réclame. Une catastrophe, je vous dis. Et la pause pipi ? Hein, vous en faites quoi de la pause pipi ? Devra-t-on se retenir pendant toute notre série policière préférée, ou alors demander, au retour du petit coin, un bref résumé de ce que l'on a raté avec pour réponse : "Ben, il y a deux morts de plus et... mais attends, je vais perdre le fil si je te raconte" ? Quid, aussi, du coup de téléphone à donner à Tata Jacqueline pendant qu'un Papy boit du Danacol sur l'écran ? Et la rétention d'information ? Vous y avez pensé, vous, à la rétention d'information ? Comment va-t-on connaître le nom du fromage qui se tranche avec un brin d'herbe ? Et si nous voulons acheter la voiture qui se transforme en monstre métallique, qui fait du ski, franchit les obstacles, et tout et tout, qui va nous renseigner ?
Bientôt, toutes ces données circuleront sous le manteau. Seuls des initiés donneront des nouvelles des produits de consommation lors de réunions clandestines :
- Tu connais le nouveau détergeant à la sève de baobab ? Non ? Rendez-vous ce soir où tu sais, mais chut ! c'est top secret.
Malheur à ceux qui resteront en dehors de ces cercles privés. Ils ne feront jamais la différence entre biscuits en vrai et faux chocolat, n'utiliseront que des shampoings "ordinaires", et paieront deux paires de lunettes au prix de deux paires de lunettes. Les pauvres...


Pour vous remonter le moral, j'ai retrouvé, sur le net, cette célèbrissime annonce pour les Cachous Lajaunie. Elle date de 1985. Trois secondes de bonheur avec la pulpeuse Krysten Hocking.


mercredi 20 février 2008

Anniversaire

Je sais. En général, ce sont les autres qui vous souhaitent bon anniversaire. S’auto-célébrer relève du narcissisme le plus pointu. Mais, que voulez-vous, "L’Écritoire" a un an, ces jours-ci, et il me semble normal de ne pas passer sous silence pareil événement. Oui, voilà donc un an que ce blog accueille, sur la toile, mes petits billets.
Certains lecteurs fidèles - ils existent ! - me font part, hors blog, de leurs visites régulières, et s’étonnent, quelques fois, de devoir rester de longs jours, voire plus, pour découvrir un nouvel article. Je voudrais leur dire que "L’Écritoire" n’est pas un journal mais un espace où je dépose, de temps en temps, des petits mots. Comme on raconte une anecdote à des amis. Comme on gribouille quelques phrases sur les pages d'un carnet de voyage. Patience, il y en aura d'autres, des Et patati et patata et des Bla bla bli et bla bla bla. Mais, en ces temps d'anniversaire, c'est comme ça, allez savoir pourquoi, - l'émotion, peut-être - point de gribouille. Cornegidouille !

dimanche 6 janvier 2008

GPS

Le père Noël nous a offert un GPS. Vous savez, ce petit appareil sophistiqué qui, relié on ne sait comment à une batterie de satellites, nous repère et nous situe au mètre près, nous guide, nous emmène, nous ramène. En voiture, une voix féminine, douce et calme, nous dit de tourner à droite quand il faut tourner à droite, à gauche quand il faut tourner à gauche. Une co-pilote de rêve. Elle ne s’énerve jamais, ignore le “C’est pas par là pour aller chez tata Jacqueline !”, ou encore le “Fallait pas prendre l’autoroute !”, et ne réagit jamais au célèbrissime : “T’as qu’à prendre le volant, toi qui sais tout !”. Une merveille.
Le GPS peut aussi s’utiliser en mode piéton. Il vous indique que vous êtes chez la boulangère quand vous êtes chez la boulangère, et qu’il faut traverser la rue pour aller chez le boucher, si celui-ci se trouve en face. C’est fameux. Je regrette, cependant, qu’il faille toujours indiquer notre destination à la jolie personne qui se trouve dans l’appareil. Pourquoi pas de promenade inattendue ? De balade vers l’inconnu ? De circuit-mystère ?
Je n’ai pas encore assimilé totalement les 130 pages du mode d’emploi téléchargé sur internet. Peut-être y a-t-il une option “surprise” à programmer ? Je m’y replonge illico.

Vœux

Belle et bonne année à tous ceux qui passent par "L'Écritoire".
Aux autres aussi.

1er janvier 2008. Petite crique à Bandol (Var).

mercredi 28 novembre 2007

Le réveil de l'inconnue

J'ai retrouvé, hier, en rangeant de vieux cartons à dessin empoussiérés, ce croquis réalisé en 1968. C'était l'époque de "l'Ecole des Métiers d'Art". Qui est cette inconnue, cette anonyme camarade de promotion d'alors, qui a dormi, pendant de longues années, au milieu d'autres gribouillis au crayon, au fusain, à la craie, rares vestiges de mes années d'études ? Pourquoi a-t-elle le regard triste et lointain ? Est-elle devenue graphiste comme moi, ou bien styliste, décoratrice, architecte d'intérieur ? Se souvient-elle d'avoir posé pour moi, comme nous le faisions tous, à tour de rôle, lors des séances de "croquis habillé" dans l'amphi de l'hôtel Salé, rue de Thorigny, à Paris, là-même où, aujourd'hui, les murs sont recouverts des toiles de Picasso ? Cette jeune inconnue, pour m'avoir permis de remonter le temps, aura désormais un nom. Je vais l'appeler Madeleine.


lundi 26 novembre 2007

Tchékhov

En juin dernier, la troupe de l’Atelier-Théâtre d’Hachette-Livre, dirigée par Pascale Cousteix, donnait une représentation au Centre culturel Maurice Ravel, à Paris. Quatre petites pièces de Tchékhov constituaient le spectacle. L’occasion, une fois de plus, pour Renelle, de monter sur scène. La voici dans “Le jubilé”, sur des images extraites de la vidéo, filmée, comme d’habitude, par notre ami Guy Gibert, toujours fidèle au rendez-vous. Une belle soirée.









dimanche 25 novembre 2007

Le tarama de Guy

Guy et Jocelyne sont nos amis. Pour preuve, quand nous allons chez eux, Jocelyne nous accueille toujours par un " bonjour les amis ! ". Guy est un grand spécialiste du tarama. Un maître incontesté. Il le prépare lui-même et dose les ingrédients comme le ferait un laborantin. Le résultat est fameux : ni trop fort, ni trop fade, avec juste ce qu'il faut de citron pour valoriser la saveur des œufs de poisson, pour donner au tarama ce goût fin et subtil qui s'exhale en bouche. La teinte est belle, pâle, presque nacrée. Nous sommes loin de la mixture couleur garde-robe d’une Barbara Cartland, rose-bonbon et flashy, celle prête à être consommée, du commerce. Les petits blinis, gardés au chaud, se tartinent, avec précaution, de fines couches du précieux mélange. On savoure. C'est divin. Et si, en plus, il y a de la Vodka, alors...


mardi 6 novembre 2007

Arcimboldo

Nous comptions, le week-end dernier, aller visiter l’exposition Arcimboldo au musée du Luxembourg. Tous ces portraits anthropomorphes, composés à partir de fruits, légumes et autres plantes, nous tentaient par cet après-midi d’automne. Une fois sur place, on nous annonce deux heures d’attente. Deux heures de queue. Même si nous étions des végétariens acharnés, ardents défenseurs de la courgette et du potiron, patienter aussi longtemps sur le pavé parisien relèverait de l’exploit. Nous renonçons. Le ciel est sombre. Il fait froid. Ceux qui persistent commencent à avoir des fourmis dans les jambes. La quasi immobilité transforme petit à petit leurs visages. Les nez prennent des couleurs, deviennent poires, pommes, carottes ou aubergines. Les joues rosissent et se mutent en oranges, en pêches ou en grenades. Les oreilles sont pleurotes ou girolles, les mentons pommes de terre, figues de barbarie. Le vent fait danser les coiffures, elles se métamorphosent en scaroles, en frisées, en grappes de raisins blancs ou noirs. La rue de Vaugirard se change en un immense champ de maraîcher. C’est la ronde des céleris, des asperges, des artichauts, des poivrons ! Pauvres visiteurs qui font la queue et ne prennent pas la peine de se regarder les uns les autres. L’expo est dans la rue. Dites à monsieur Giuseppe Arcimboldo que ses toiles sont vivantes et qu'elles battent le pavé. Mais si, c'est vrai, nom d'un navet !


Expo Arcimboldo. 15 sept.- 13 janvier 2007.
Musée du Luxembourg. 19 rue de Vaugirard 75006 Paris.

jeudi 25 octobre 2007

Salons

Selon l’agence Reuters, "L’Autriche accueillera, à la fin du mois, le premier salon du divorce, destiné à aider les couples à rompre leurs unions avec un minimum de tracas. Baptisé “Nouveau départ”, ce salon permettra à ceux qui cherchent à retrouver leur célibat de communiquer avec des juristes, des médiateurs, des détectives privés, des agences immobilières ou encore des agences de voyage".
Fort bien. Mais ne serait-il pas judicieux de créer, également, le salon de la scène de ménage, de la dispute, et du conflit inter-conjoints ? Avant d’envisager le pire, la séparation pure et définitive, les couples en litige pourraient s’y rendre, pour s'expliquer, consulter, se renseigner. Plutôt que de se crêper le chignon au sujet de la couleur de la moquette, de la destination des prochaines vacances, de l’invitation chez belle-maman, ou tout simplement de la manière de presser le tube dentifrice, Madame et Monsieur, pourraient, de stand en stand, rencontrer spécialistes et modérateurs de tous poils. Des professionnels du “Calmons-nous”. Des adeptes du “C’est pas grave”. Des diplômés du "Faut faire des concessions".
Notre couple repartira, réconcilié et serein, bras dessus, bras dessous, avec moult prospectus, tracts, dépliants et documentation sur "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la scène de ménage".
- Finalement, tu as raison, le bleu c’est mieux, pour la moquette.
- Non, c’est toi, écru c’est plus joli.
- Non, bleu !
- Écru !!
Oups !

samedi 13 octobre 2007

Sportifs

Aujourd’hui, demi-finale de la Coupe du monde de rugby, France-Angleterre. Nous ne pratiquerons pas, exceptionnellement, le Five O’clock Tea, ce samedi après-midi. Point de thé, point de cake ou de pudding. Ils seront remplacés par des produits "bleu-blanc-rouge", que ce soit un gâteau basque, ou encore béarnais, une charlotte de Gascogne, une pompe à huile provençale, voire des navettes à l’anis, ou tout autre délice hexagonal. Et au diable l’infusion ! Du costaud, du musclé ! De l’Armagnac !
Dès vingt heures trente, le téléphone est sur répondeur, les volets clos, la télé branchée. La pizza de compétition est dans le four, les canettes des soirs de match au frais. Vingt et une heures : nous sommes prêts. Prêts, je vous dis. Faites savoir à l’arbitre qu’il peut siffler le début de la rencontre.

vendredi 12 octobre 2007

Toujours plus haut

Fin septembre, à Lyon, la ministre du Logement et de la Ville, Madame Boutin, a proposé, selon l’agence Reuters, d'ajouter un étage aux immeubles bâtis comme à ceux en construction, afin d'enrayer la crise du logement en France : “Cette idée offre l'avantage de ne pas consommer trop d'espace”. “Il faut faire preuve d’inventivité” a-t-elle souligné. La suggestion est alléchante. Mais pourquoi s’en tenir là ? Pour lutter contre les embouteillages, toutes les voitures devront, désormais, comme les bus à impériale, être duplex, ce qui diviserait leur nombre par deux. Fini les bouchons ! Je propose, également, que les piétons à “un étage” soient systématiquement verbalisés. Pour pouvoir circuler chaque individu devra porter sur ses épaules une autre personne (avec permutation, chaque 1/4 d’heure, autorisée), les trottoirs seront, ainsi, dégagés, et les queues réduites de moitié.
C’est simple, pour résoudre un problème, il suffit de prendre de la hauteur et la solution apparaît, limpide.

vendredi 28 septembre 2007

Cadeaux

Je le sais, ce n’est pas bien. Ce n’est pas bien de s’énerver au téléphone. Je le fais pourtant régulièrement, plusieurs fois par mois. Il va falloir absolument que je me contrôle et que je profite, à chaque nouvel appel, des cadeaux que j’ai gagnés, par tirage au sort ou par sélection directe. Mon attitude, négative et bougonne, face aux opératrices qui m’annoncent la bonne nouvelle, nous a déjà fait perdre cinq cuisines entièrement équipées, trois voyages en résidences clubs aux Baléares, quatre canapés en cuir haut de gamme, deux caisses de Bourgogne, des produits surgelés en pagaille, sans parler des nombreuses réductions offertes sur toute une série d’équipements pour la maison.
Du calme. Qu’on le dise à tous les Pères Noël, désormais j’accepte toutes ces offres à gogo. À gogo ?

mardi 25 septembre 2007

Tigre

Posséder un tigre du Bengale à la maison présente bien des avantages. Non seulement il est très tendance, lorsqu’il fait la sieste, devant la cheminée, mais il protège, aussi, le domicile, contre les visiteurs indésirables, cambrioleurs et autres monte-en-l'air, son rugissement, d’une portée de deux kilomètres, remplaçant, avec efficacité, sirène et alarme. Il permet à son maître de se balader, en le tenant en laisse, bien sûr, sans le risque d’être importuné, à chaque coin de rue, par quelques malfrats, truands ou voyous mal intentionnés. À vos côtés, un tigre du Bengale vous transforme illico en frimeur de première classe. Plus besoin de gym, de longues séances de musculation, le moindre avorton devient sûr de sa puissance, et peut parader, torse bombé, allure altière, sous les regards, mêlés de crainte, de respect et d’admiration, de ses voisins de trottoir. Vous devenez le roi du quartier. Bien entendu, vous avez suivi, au préalable, une formation, avec, à la clé, l’obtention d’une “autorisation de propriété et d’aptitude à la maîtrise d’un tigre du Bengale” délivrée par les administrations compétentes. Cela va de soi. Ben oui. Quand même.

Aquarelle envoyée, suite à la lecture de cet article,
par Martine Girard, illustratrice et amie de longue date.

Lien vers le site de Martine Girard

jeudi 20 septembre 2007

Noisettes

A tous les écureuils qui recherchent des provisions pour l’hiver, je signale que notre noisetier, au fond du jardin, a produit, cette année, un nombre impressionnant de fruits. Notre consommation personnelle se limitant au grignotage de quelques noisettes par jour (un peu plus les soirs d’apéritif), nous invitons les Sciurus vulgaris, les bruns, les roux, d’ici ou d’ailleurs, installés de longue date ou fraîchement arrivés, à venir, en famille, se servir à volonté.
Faites passer l’info, s’il-vous-plaît.

Oléron

Quelques images d'Oléron à partager.






mercredi 19 septembre 2007

Eglade

Nous avons passé un grand week-end sur l’île d’Oléron, à l’invitation de nos amis Jocelyne et Guy dans leur jolie petite maison de Grand-village. Ce fut l’occasion de découvrir, pour nous, outre les immenses plages de sable, les dunes, la forêt, les nombreuses pistes cyclables et les petits ports de pêche, une spécialité régionale dont nous conservons encore le souvenir intact.
L’églade est une manière de préparer les moules tout à fait rigolote et inattendue. Les bébêtes sont disposées sur une planche de bois, à touche-touche, selon un schéma très précis, que seuls des “égladiers” aguerris et expérimentés peuvent réaliser. L’ensemble est ensuite recouvert d’aiguilles de pins séchées que l’on enflamme. Dix minutes plus tard on déguste. Une merveille. Un fumet incomparable. Un délice. Et le petit blanc du pays n’est pas mal non plus. En sortant du caboulot, sur le port des Salines, nous nous sommes promis d’y retourner un jour. Pour nous régaler à nouveau, et pour faire la bise à Patricia, la patronne.


mardi 11 septembre 2007

La palourde et le requin

Une étude, publiée récemment, signale que la surpêche des gros requins menace la survie des palourdes et des coquilles Saint-Jacques. Les gros requins se nourrissent de raies qui, elles, engloutissent des tonnes de palourdes. Si l'on supprime les premiers, les raies prolifèrent et les coquillages disparaîssent. Autrement dit, pour que les petits soient protégés, il faut que les gros s'empiffrent. Pour que les uns survivent les autres doivent rouler carrosse. La vie n'est pas simple au fond de l'eau. Au fond de l'eau ?